Parallèlement à la prochaine Biennale de Gravure d'Epargne d'Albi, auront lieu deux autres expositions dans la même période de temps, entre le 20 mai et le 27 juin. Mes deux gravures, visiblement pas trop dans le style de la sélection, n'auront pas été retenues par le jury mais auront tout de même l'honneur d'être accrochées à la Médiathèque de Villefranche-d'Albigeois. C'est dans un écrin immaculé que ces deux ovnis inexpressionistes participeront à la fête de la taille d'épargne en pays tarnais.
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samedi 16 mai 2009
Biennale de Gravure d'Epargne d'Albi
Parallèlement à la prochaine Biennale de Gravure d'Epargne d'Albi, auront lieu deux autres expositions dans la même période de temps, entre le 20 mai et le 27 juin. Mes deux gravures, visiblement pas trop dans le style de la sélection, n'auront pas été retenues par le jury mais auront tout de même l'honneur d'être accrochées à la Médiathèque de Villefranche-d'Albigeois. C'est dans un écrin immaculé que ces deux ovnis inexpressionistes participeront à la fête de la taille d'épargne en pays tarnais.
vendredi 3 avril 2009
MAD in FRANCE
"MAD in FRANCE" sera le titre de la prochaine revue annuelle du collectif de photographes Tendance Floue.
J'ai pris pour principe de graver pour l'occasion une lino en deux tons : blanc et bistre. Je les ai imprimées ensuite sur des pages de journal choisies, sur fonds de textes ou d'image, en laissant advenir la rencontre.
Cette image allégorique représente une branche de cerisier en fleur devant la silhouette d'une maison. Le sujet est utilisé comme une métaphore de cette parenthèse de temps dans lequel s'incrit ce MAD in FRANCE. C'est celle aussi de la promesse d'un "temps des cerises" à venir, d'un beau mois de mai, ou bien celle d'une récolte hypothétique sur laquelle spéculer.
Il s'agit déjà de la discrète manifestation du cycle tout puissant et si fragile de la nature qui nous maintient en vie.
Et que dire alors de la silhouette de la maison, seulement identifiable à ses antennes de télévision bientôt obsolètes ?


Le graphisme sera l'œuvre de Justine Fournier.
Pour cette nouvelle édition ils se sont ouverts à d'autres types de production graphique : textes, dessins de presse, illustrations, collages…
L'unique contrainte, outre le temps limité (du 16 au 29 mars), était de prendre une page de la presse quotidienne en tant que support.
Nous avions donc l'entière liberté de détourner mots et images, de masquer, de raturer et pourquoi pas découper et coller à l'intérieur d'une double page de 23,5 cm de haut pour 35 cm de large.

Nous avions donc l'entière liberté de détourner mots et images, de masquer, de raturer et pourquoi pas découper et coller à l'intérieur d'une double page de 23,5 cm de haut pour 35 cm de large.

Cette image allégorique représente une branche de cerisier en fleur devant la silhouette d'une maison. Le sujet est utilisé comme une métaphore de cette parenthèse de temps dans lequel s'incrit ce MAD in FRANCE. C'est celle aussi de la promesse d'un "temps des cerises" à venir, d'un beau mois de mai, ou bien celle d'une récolte hypothétique sur laquelle spéculer.
Il s'agit déjà de la discrète manifestation du cycle tout puissant et si fragile de la nature qui nous maintient en vie.
Et que dire alors de la silhouette de la maison, seulement identifiable à ses antennes de télévision bientôt obsolètes ?


Le graphisme sera l'œuvre de Justine Fournier.
dimanche 15 février 2009
Concours International de gravure d'épargne d'Albi 2
Je grave ensuite une seconde épreuve reprenant plus ou moins les 4 même tons imprimés selon le même principe.
Le même bleu ciel "opaque"
Ensuite toujours un jaune transparent, moins citron, plus doré
Puis un rose saumoné pâle (le plus possible) qui forme un orange sur le jaune et assombrit les verts.
et enfin, le même gris bleuté pour finir.
Certes, les scans ne sont pas très fidèles, mais le résultat est satisfaisant. Cette vue du verso de l'épreuve montre bien la trop forte pénétration de l'encre taille douce dans les fibres du papier japonais.
Pour améliorer cela je pense qu'il faut utiliser une encre à base d'eau transparente ou de l'aquarelle (ou des pigments) avec un médium transparent un peu pâteux. Je peux aussi utiliser la technique traditionnelle japonaise d'estampes sur bois appelée Moku Hanga. On utilise un médium à base de farine de riz et des pigments minéraux ou végétaux qu'on applique au moyen d'une brosse.
En tous cas la série est commencée et je pense déjà à la prochaine…
En revanche, mes épreuves ont été emballées et expédiées au concours international de la biennale de gravure en relief d'Albi.
Le même bleu ciel "opaque"
Ensuite toujours un jaune transparent, moins citron, plus doré
Puis un rose saumoné pâle (le plus possible) qui forme un orange sur le jaune et assombrit les verts.
et enfin, le même gris bleuté pour finir.Certes, les scans ne sont pas très fidèles, mais le résultat est satisfaisant. Cette vue du verso de l'épreuve montre bien la trop forte pénétration de l'encre taille douce dans les fibres du papier japonais.
Pour améliorer cela je pense qu'il faut utiliser une encre à base d'eau transparente ou de l'aquarelle (ou des pigments) avec un médium transparent un peu pâteux. Je peux aussi utiliser la technique traditionnelle japonaise d'estampes sur bois appelée Moku Hanga. On utilise un médium à base de farine de riz et des pigments minéraux ou végétaux qu'on applique au moyen d'une brosse.En tous cas la série est commencée et je pense déjà à la prochaine…
En revanche, mes épreuves ont été emballées et expédiées au concours international de la biennale de gravure en relief d'Albi.
samedi 14 février 2009
Concours International de gravure d'épargne d'Albi 1
La 5ème biennale internationale de gravure en relief d'Albi organise un concours de gravure en taille d'épargne (bois, lino…). C'est l'occasion idéale de me remettre à l'ouvrage. Un premier essai infructueux d'impression avec des encres à l'eau (Aqualac de Lefranc-Bourgeois), opaque comme de la gouache, m'a conduit à chercher d'autres encres pour permettre des effets de transparences.
N'en ayant pas trouvé à base d'eau, j'ai opté pour l'incontournable encre taille douce Charbonnel que j'ai associé à une laque translucide trouvée chez Joop Stoop à Paris, qui me pemettra d'allonger les couleurs et faire des teintes très pâles. J'ai aussi acheté un papier japonais, fin et souple qui facilite l'impression au baren.
Les participants au concours doivent soumettre avant le 14 février deux épreuves au jury qui en sélectionnera 45. Ces gravures seront encadrées et exposées entre le 21 mai et le 14 juin 2009. J'ai donc décidé de reprendre ma première gravure en 4 tons, celle au pin parasol, et de lui adjoindre une autre image qui initierait un ensemble de gravure ayant pour sujet le hameau de Saurs à Lisle-sur-Tarn.
Ce charmant hameau du vignoble gaillacois offre au regard un paysage typique de ce coin du Sud-ouest. L'architecture vernaculaire aux dimensions majestueuses et aux proportions harmonieuses parée de matériaux simples et nobles comme la terre cuite ou la chaux côtoient des constructions pavillonnaires récentes. Cette cohabitation invite à l'étonnement et à la réflexion sur l'évolution diachronique de l'esthétique dans la construction et dans la formation du paysage. Je cherche depuis longtemps un prétexte pour démarrer un travail sur le thème du paysage en rapport avec l'architecture traditionnelle, en particulier sur la notion du "beau". En voici un.
La première estampe, des pins parasols sur la route de Saurs, est constituée des 4 tons suivants : Le bleu ciel est opaque car il contient du blanc. Le jaune citron est, lui, transparent. Il s'ajoute au ciel et donne bien un vert !Je poursuis le tirage, confiant, avec une teinte de tuile qui apporte de nombreuses nuances de verts et de bruns. L'image prend forme.
Et enfin, le gris bleuté achève de creuser l'espace comme prévu.
Bref c'est une réussite. Deux effets inattendus se sont imposés assez heureusement. Ces encres grasses ont tendance à se fondre légèrement les unes dans les autres et adoucissent l'harmonie colorée. Enfin, le papier, imbibé par l'encre grasse, a été rendu translucide dans les zones où il était resté vierge, prenant l'aspect "vitrail" qu'on voit bien sur les troncs.
à suivre…
N'en ayant pas trouvé à base d'eau, j'ai opté pour l'incontournable encre taille douce Charbonnel que j'ai associé à une laque translucide trouvée chez Joop Stoop à Paris, qui me pemettra d'allonger les couleurs et faire des teintes très pâles. J'ai aussi acheté un papier japonais, fin et souple qui facilite l'impression au baren.
Les participants au concours doivent soumettre avant le 14 février deux épreuves au jury qui en sélectionnera 45. Ces gravures seront encadrées et exposées entre le 21 mai et le 14 juin 2009. J'ai donc décidé de reprendre ma première gravure en 4 tons, celle au pin parasol, et de lui adjoindre une autre image qui initierait un ensemble de gravure ayant pour sujet le hameau de Saurs à Lisle-sur-Tarn.Ce charmant hameau du vignoble gaillacois offre au regard un paysage typique de ce coin du Sud-ouest. L'architecture vernaculaire aux dimensions majestueuses et aux proportions harmonieuses parée de matériaux simples et nobles comme la terre cuite ou la chaux côtoient des constructions pavillonnaires récentes. Cette cohabitation invite à l'étonnement et à la réflexion sur l'évolution diachronique de l'esthétique dans la construction et dans la formation du paysage. Je cherche depuis longtemps un prétexte pour démarrer un travail sur le thème du paysage en rapport avec l'architecture traditionnelle, en particulier sur la notion du "beau". En voici un.
La première estampe, des pins parasols sur la route de Saurs, est constituée des 4 tons suivants : Le bleu ciel est opaque car il contient du blanc. Le jaune citron est, lui, transparent. Il s'ajoute au ciel et donne bien un vert !Je poursuis le tirage, confiant, avec une teinte de tuile qui apporte de nombreuses nuances de verts et de bruns. L'image prend forme.
Et enfin, le gris bleuté achève de creuser l'espace comme prévu.Bref c'est une réussite. Deux effets inattendus se sont imposés assez heureusement. Ces encres grasses ont tendance à se fondre légèrement les unes dans les autres et adoucissent l'harmonie colorée. Enfin, le papier, imbibé par l'encre grasse, a été rendu translucide dans les zones où il était resté vierge, prenant l'aspect "vitrail" qu'on voit bien sur les troncs.
à suivre…
vendredi 13 février 2009
mercredi 7 janvier 2009
Bon An 2009
Du Neuf en 2009 !

Après quelques modifications sur la plaque original, rectification du profil du Mont Valier et transformation du 2008 en 2009, j'ai procédé à des quelques tirages d'essai.
Passons maintenant à la seconde couleur.
Un jaune orangé, complémentaire du fond bleu violet, recouvre la montagne. La superposition des deux formes donne une silhouette à deux teintes orange et bistre.

Les tirages d'essai sur un vieux papier d'emballage bleu outremer sont faits à l'aide d'un petit "baren" contenu dans ma petite boite (de débutant) japonaise. Et ce deuxième ton pose immédiatement la question fondamentale du calage.

Après quelques modifications sur la plaque original, rectification du profil du Mont Valier et transformation du 2008 en 2009, j'ai procédé à des quelques tirages d'essai.
Un jaune orangé, complémentaire du fond bleu violet, recouvre la montagne. La superposition des deux formes donne une silhouette à deux teintes orange et bistre.

Les tirages d'essai sur un vieux papier d'emballage bleu outremer sont faits à l'aide d'un petit "baren" contenu dans ma petite boite (de débutant) japonaise. Et ce deuxième ton pose immédiatement la question fondamentale du calage.
vendredi 31 octobre 2008
Pêche en Dombes
Jeudi 30 octobre avait lieu la pêche du grand étang des Vavres à Marlieux (Ain). Tant que le ciel fut sec et que le vent glacial resta supportable, je fis quelques petites aquarelles en vue d'une transposition en gravure.
Cette lino en 3 couleurs sur un aplat coloré est donc l'adaptation d'une vue de la pêcherie. Le premier plan est barré par le filet en grosse maille tandis qu'au loin les vanneaux huppés glanent méthodiquement sur le fond de l'étang avant de s'envoler de leurs ailes de papillons.
L'intérêt de cette gravure, depuis que la décomposition des couleurs et la taille des plaques me sont devenues familières, a résidé dans l'élaboration des couleurs.
Après plusieurs essais, je remarque que mes couleurs sont trop sombres au départ.
Ensuite j'observe à mon grand regret que je dois rajouter de l'encre blanche pour éclaircir les couleurs.
Les couches deviennent par conséquent plus opaques encore, plus laiteuses. Je n'obtiens pas de teintes supplémentaires par superposition.
Conclusion il faudrait utiliser des encres transparentes !
Cette lino en 3 couleurs sur un aplat coloré est donc l'adaptation d'une vue de la pêcherie. Le premier plan est barré par le filet en grosse maille tandis qu'au loin les vanneaux huppés glanent méthodiquement sur le fond de l'étang avant de s'envoler de leurs ailes de papillons.
L'intérêt de cette gravure, depuis que la décomposition des couleurs et la taille des plaques me sont devenues familières, a résidé dans l'élaboration des couleurs.
Après plusieurs essais, je remarque que mes couleurs sont trop sombres au départ.
Ensuite j'observe à mon grand regret que je dois rajouter de l'encre blanche pour éclaircir les couleurs.
Les couches deviennent par conséquent plus opaques encore, plus laiteuses. Je n'obtiens pas de teintes supplémentaires par superposition.
Conclusion il faudrait utiliser des encres transparentes !
mercredi 22 octobre 2008
Atelier Lino avec May Angeli
Mercredi 22 octobre 2008, dans le cadre de "lire en fête", May Angeli animait un atelier de gravure en relief à la médiathèque de Tournefeuille (31).
A défaut de gravure sur bois, comme prévu initialement, l'atelier fut une initiation à la linogravure. L'essentiel des participants avait une dizaine d'années, et les trois adultes égarés parmi eux découvraient aussi complètement cette technique.
En suivant les recommandations de "l'artiste", les enfants gravèrent avec beaucoup d'application l'animal de leur choix dans une plaque de lino pendant la première heure. Pendant la seconde, notre professeur imprima une à une les œuvres, en bleu ou en rouge, sur un fond de l'autre couleur.
Ayant réalisé "trop facilement" ma lino, je fus repéré et dus l'imprimer moi-même. Je profitai alors de la fin de la séance pour poser à ma consœur illustratrice tout un tas de questions sur la gravure sur bois, les encres à utiliser, les tirages, les dégradés, etc. tandis qu'elle dédicaçait les deux albums que j'avais apportés.
J'en conclus qu'il me serait surtout utile de me former au tirage des gravures en relief dans un atelier expérimenté, ce qu'elle a fait, elle, à Urbino en Italie.
vendredi 19 septembre 2008
Pins parasols sur la route de Saurs
Linogravure en 4 tons
Cette fois j'attaque sérieusement la lino en couleurs.
A partir d'une aquarelle de pins parasols près de Gaillac, je réalise, assez naturellement une décomposition en quatre tons.
Est-ce toujours aussi simple ?
Je pense que la motivation y est pour beaucoup.

Cette linogravure mesure 15cm x 21cm.
Je choisis comme premier ton un bleu ciel très pâle. La gravure de la plaque est toujours aussi rapide.

Le tirage de cette couleur n'est pas parfait mais je suis satisfait de ce travail qui avance bon train.

La seconde teinte sera un ocre jaune qui, ajouté au bleu donnera un vert bien lumineux. La taille est toujours aussi agéable et rapide. J'ai hâte de voir la superposition des deux tons...

Aïe, c'est pas terrible!
Pourtant le jaune seul est pas mal.

Mais ensuite tout s'est corsé !
Après la gravure de la plaque "terre de sienne".

Le tirage a été catastrophique tant au niveau du calage que de la formation des couleurs.

Si les tirages de chacune des plaques étaient indépendamment passables, la superposition des 3 couleurs était vraiment médiocre.
Tant pis, je grave la quatrième teinte gris bleu…

que je tire à part et scanne chacune des 4 teintes

J'ai trouvé une parade pour obtenir quand même quelque chose : j'ai superposé dans photoshop les trois couleurs après les avoir nettoyées. C'est ce bidouillage/assemblage Que l'on voit ci-dessous.
Le gros du travail est vraiment le tirage.
A suivre…
Cette fois j'attaque sérieusement la lino en couleurs.
A partir d'une aquarelle de pins parasols près de Gaillac, je réalise, assez naturellement une décomposition en quatre tons.
Est-ce toujours aussi simple ?
Je pense que la motivation y est pour beaucoup.

Cette linogravure mesure 15cm x 21cm.
Je choisis comme premier ton un bleu ciel très pâle. La gravure de la plaque est toujours aussi rapide.

Le tirage de cette couleur n'est pas parfait mais je suis satisfait de ce travail qui avance bon train.

La seconde teinte sera un ocre jaune qui, ajouté au bleu donnera un vert bien lumineux. La taille est toujours aussi agéable et rapide. J'ai hâte de voir la superposition des deux tons...

Aïe, c'est pas terrible!
Pourtant le jaune seul est pas mal.

Mais ensuite tout s'est corsé !
Après la gravure de la plaque "terre de sienne".

Le tirage a été catastrophique tant au niveau du calage que de la formation des couleurs.

Si les tirages de chacune des plaques étaient indépendamment passables, la superposition des 3 couleurs était vraiment médiocre.Tant pis, je grave la quatrième teinte gris bleu…

que je tire à part et scanne chacune des 4 teintes

J'ai trouvé une parade pour obtenir quand même quelque chose : j'ai superposé dans photoshop les trois couleurs après les avoir nettoyées. C'est ce bidouillage/assemblage Que l'on voit ci-dessous.
Le gros du travail est vraiment le tirage.A suivre…
jeudi 10 janvier 2008
Bon An 2008
Linogravure
J'ai découvert assez récemment les extraordinaires images que l'on peut produire grâce à la gravure en relief (taille d'épargne) polychrome. Même si j'appréciais particulièrement les gravures sur bois en noir de Félix Vallotton ou des expressionnistes, et que j'avais depuis longtemps une vague idée des estampes japonaises, je n'avais aucune idée de ce qu'on pouvait faire en couleurs. J'avais certes vu quelques gravures sur bois en couleurs réalisées par certains illustrateurs actuels, mais je n'avais pas été bouleversé comme je l'ai été par les gravures sur bois autrichiennes et allemandes de la période arts déco. Cette prolifique période qui s'est produite au début du XXème siècle a vu se développer considérablement cette technique tant au Japon (Shin Hanga), qu'en Europe mais aussi en Australie et aux Etats-Unis.
Hélas, presque rien en France, où les artistes en vue ont davantage apprécié la litho ou la gravure en creux. Je présenterai dans un prochain post les images et les graveurs que j'ai pu découvrir. Avant de me lancer dans de subtiles linos multicolores, il m'a semblé plus sage de commencer par une lino en bichromie.
La carte de vœux "bon an 2008", une lino monochrome représentant le mont Valier (Ariège) 2738m a été imprimée en blanc sur papier bleu (la casquette orange fluo étant ajoutée au feutre). Lorsque j'ai gravé cette plaque, j'avais été frappé par la facilité de la taille à proprement parler. Il faut reconnaitre que, étant donné que l'impression fut en blanc, tout ce qui a été enlevé sur la plaque est apparu en sombre au tirage comme pour la gravure en creux.
J'ai découvert assez récemment les extraordinaires images que l'on peut produire grâce à la gravure en relief (taille d'épargne) polychrome. Même si j'appréciais particulièrement les gravures sur bois en noir de Félix Vallotton ou des expressionnistes, et que j'avais depuis longtemps une vague idée des estampes japonaises, je n'avais aucune idée de ce qu'on pouvait faire en couleurs. J'avais certes vu quelques gravures sur bois en couleurs réalisées par certains illustrateurs actuels, mais je n'avais pas été bouleversé comme je l'ai été par les gravures sur bois autrichiennes et allemandes de la période arts déco. Cette prolifique période qui s'est produite au début du XXème siècle a vu se développer considérablement cette technique tant au Japon (Shin Hanga), qu'en Europe mais aussi en Australie et aux Etats-Unis.
Hélas, presque rien en France, où les artistes en vue ont davantage apprécié la litho ou la gravure en creux. Je présenterai dans un prochain post les images et les graveurs que j'ai pu découvrir. Avant de me lancer dans de subtiles linos multicolores, il m'a semblé plus sage de commencer par une lino en bichromie.
La carte de vœux "bon an 2008", une lino monochrome représentant le mont Valier (Ariège) 2738m a été imprimée en blanc sur papier bleu (la casquette orange fluo étant ajoutée au feutre). Lorsque j'ai gravé cette plaque, j'avais été frappé par la facilité de la taille à proprement parler. Il faut reconnaitre que, étant donné que l'impression fut en blanc, tout ce qui a été enlevé sur la plaque est apparu en sombre au tirage comme pour la gravure en creux.
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